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Résumé



 

 

 

 


Clotilde Boutrolle et Emmanuelle Moustier, " Le financement européen de l’éducation en Méditerranée : une analyse comparative des flux bilatéraux et multilatéraux "



La mise en place d’un programme de coopération économique et sociale entre le nord et le sud de la Méditerranée a dynamisé les flux d’aide européens en direction des pays tiers méditerranéens (PTM). Cette aide concerne aussi bien les accords bilatéraux entre les pays que les projets financés par l’Union européenne tout au long des quatre protocoles financiers (1978-1996) et du programme Meda (1996-1999).
La dimension de l’éducation n’est pas en reste, puisqu’elle concerne près de 15 % des fonds alloués pendant le programme Meda et près de 10 % de l’aide bilatérale depuis 1978. Mais la répartition des projets aussi bien dans le temps que dans l’espace est très hétérogène. Israël et l’Égypte bénéficient de la très grande majorité des fonds engagés, alors que certains pays comme l’Algérie ou Chypre ne reçoivent pratiquement rien. Les critères d’attribution de l’aide en éducation ne recherchent pas l’homogénéisation des situations éducatives au sud de la Méditerranée, mais plutôt la création d’un noyau très fortement éduqué qui dynamiserait par vagues successives l’ensemble de la région. La conséquence de cette logique est que l’on assiste à une divergence des situations éducatives, avec des pays très fortement éduqués (Israël, Chypre et dans une moindre mesure la Jordanie et la Turquie) et d’autres qui n’arrivent même pas à donner une éducation de base à l’ensemble de leur population (Maroc, Algérie).
Cependant, la logique de l’aide en matière d’éducation semble évoluer ces dernières années avec des projets qui sont suivis plus régulièrement et qui cherchent davantage à renforcer l’enseignement de base.

Mots clés : Politique éducative – Aide – Pays tiers méditerranéens – Union européenne – Pays européens – Développement.