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Résumé


 

 

 

 

 

 

 



Olivier DAVID, Paule MOUSTIER, “Lorsque le gros maigrit, le maigre meurt”


Cet article examine l'organisation du commerce régional qui alimente Abidjan en oignons et sa réaction à deux bouleversements intervenus en 1994 : la dévaluation du franc CFA et l'arrêt des mesures douanières préférentielles de la CEAO. Ce commerce est dominé par un oligopole d'importateurs nigériens basés à Abidjan, qui pilotent un réseau de grossistes expéditeurs au Niger et de distributeurs à Abidjan. Le réseau est soudé par des relations de dépendance en termes de crédit et d'information, ainsi que par une appartenance territoriale et religieuse commune. La dévaluation du franc CFA ralentit les importations d'oignons européens, mais la hausse des coûts de transport et des taxes diminue la compétitivité de la filière de l'oignon du Niger relativement à ses concurrentes africaines. La filière nigérienne garde sa position de leader en jouant sur les marges de ses opérateurs et en s'articulant aux autres filières d'origine hollandaise, burkinabé et ivoirienne. Ainsi, le réseau régional apparaît comme le moteur des échanges et de l'approvisionnement urbain, en complémentarité avec les autres réseaux, internationaux ou nationaux.

Mots clés : Oignon – Commerce régional – Filière – Réseau – Organisation – Dévaluation du FCFA – Approvisionnement des villes – Niger – Abidjan.